Italie : Les débarquements de clandestins reprennent depuis la Libye


13/11/2011 – 08h30
LONDRES (NOVOpress) – C’était promis, juré : sitôt la guerre en Libye terminée, la crise de l’immigration prendrait fin. De fait, à en croire les médias, « après la chute du raïs de Tripoli et l’effondrement de son régime, les débarquements s’étaient arrêtés ». Les dernières arrivées à Lampedusa depuis la Libye (312 clandestins) remontaient au 16 août dernier. Même si le relais avait été pris presque aussitôt par la Tunisie (650 Tunisiens avaient par exemple débarqué en 48 heures les 10 et 11 septembre), la presse ne parlait plus de débarquements depuis plusieurs semaines. Les gogos commençaient presque à y croire.
La prétendue « trêve » est officiellement terminée. Un canot pneumatique chargé de 44 clandestins – les médias s’obstinent à les appeler encore « réfugiés » – a été secouru par la Marine militaire dans la nuit de vendredi, alors qu’il était à la dérive dans le canal de Sicile. Les immigrés, tous Somaliens, ont été transférés sur le patrouilleur Foscari. Ils ont raconté qu’ils étaient partis quatre jours plus tôt des côtes libyennes. Ils avaient lancé mercredi un SOS par téléphone satellitaire – car tous ces « réfugiés » sont munis de téléphones satellitaires – en se disant en difficulté.
Parmi eux, une femme partie au dernier stade de la grossesse et qui avait trouvé moyen d’accoucher sur le canot pneumatique. Elle a été immédiatement transportée en hélicoptère à l’hôpital d’Agrigente, où l’on a mobilisé pour elle tout le département de gynécologie et d’obstétrique. L’épisode a permis à la télévision régionale de tourner un reportage propre à faire pleurer dans les chaumières. Rassurons-nous, « la maman somalienne » et le bébé se portent bien. « C’est une course de solidarité pour apporter des vêtements et des couches à la petite fille nouveau-née, comme c’est déjà arrivé en d’autres occasions analogues à Lampedusa ».
Les clandestins ont été recueillis alors qu’ils se trouvaient à 55 milles au sud de Lampedusa, en zone de compétence maltaise, ce qui a créé un incident entre Malte et l’Ialie. Le port le plus proche était celui de Lampedusa. Mais Lampedusa, on s’en souvient, a été déclaré « port non sûr » depuis que les Tunisiens l’ont mise à feu et à sang fin septembre. Le Foscari a donc voulu se diriger sur La Valette mais les autorités maltaises ont refusé d’accueillir les clandestins. Comme toujours, c’est l’Italie qui a fini par céder. Le patrouilleur a fait route vers le port d’Augusta en Sicile, où il a débarqué les Somaliens hier matin. Ils seront transférés dans « le village de la solidarité » de Mineo (théâtre de violentes émeutes immigrées cet été, avec occupation de la route nationale, incendies et dégradations diverses).
Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés a exprimé sa gratitude à la Marine militaire italienne pour avoir secouru le bateau quoiqu’il se trouvât dans les eaux maltaises. Le Haut Commissariat a cependant déploré le retard des secours, « après deux jours de demandes d’aide lancées depuis la Méditerranée par téléphone satellitaire », ce qui a comporté de grands risques pour les clandestins.
La Tunisie continue de son côté à envoyer son contingent. Toujours dans la nuit de vendredi, les gardes-côtes ont secouru un bateau chargé de 14 jeunes Tunisiens au large du cap Teulada, au sud de la Sardaigne. Ces Nord-Africains, « transis de froid mais en bonne santé, malgré les longues heures passées en mer » (comme s’apitoie le journal local) ont été emmenés dans le centre de premier accueil de l’île. Ajoutons, pour faire bonne mesure, que, au même moment, un bateau chargé de 37 immigrés afghans, kurdes, pakistanais et turcs, accompagnés par deux passeurs, était bloqué par une vedette de la Guardia di Finanza sur les côtes du Salento.
LONDRES (NOVOpress) – C’était promis, juré : sitôt la guerre en Libye terminée, la crise de l’immigration prendrait fin. De fait, à en croire les médias, « après la chute du raïs de Tripoli et l’effondrement de son régime, les débarquements s’étaient arrêtés ». Les dernières arrivées à Lampedusa depuis la Libye (312 clandestins) remontaient au 16 août dernier. Même si le relais avait été pris presque aussitôt par la Tunisie (650 Tunisiens avaient par exemple débarqué en 48 heures les 10 et 11 septembre), la presse ne parlait plus de débarquements depuis plusieurs semaines. Les gogos commençaient presque à y croire.
La prétendue « trêve » est officiellement terminée. Un canot pneumatique chargé de 44 clandestins – les médias s’obstinent à les appeler encore « réfugiés » – a été secouru par la Marine militaire dans la nuit de vendredi, alors qu’il était à la dérive dans le canal de Sicile. Les immigrés, tous Somaliens, ont été transférés sur le patrouilleur Foscari. Ils ont raconté qu’ils étaient partis quatre jours plus tôt des côtes libyennes. Ils avaient lancé mercredi un SOS par téléphone satellitaire – car tous ces « réfugiés » sont munis de téléphones satellitaires – en se disant en difficulté.
Parmi eux, une femme partie au dernier stade de la grossesse et qui avait trouvé moyen d’accoucher sur le canot pneumatique. Elle a été immédiatement transportée en hélicoptère à l’hôpital d’Agrigente, où l’on a mobilisé pour elle tout le département de gynécologie et d’obstétrique. L’épisode a permis à la télévision régionale de tourner un reportage propre à faire pleurer dans les chaumières. Rassurons-nous, « la maman somalienne » et le bébé se portent bien. « C’est une course de solidarité pour apporter des vêtements et des couches à la petite fille nouveau-née, comme c’est déjà arrivé en d’autres occasions analogues à Lampedusa ».
Les clandestins ont été recueillis alors qu’ils se trouvaient à 55 milles au sud de Lampedusa, en zone de compétence maltaise, ce qui a créé un incident entre Malte et l’Ialie. Le port le plus proche était celui de Lampedusa. Mais Lampedusa, on s’en souvient, a été déclaré « port non sûr » depuis que les Tunisiens l’ont mise à feu et à sang fin septembre. Le Foscari a donc voulu se diriger sur La Valette mais les autorités maltaises ont refusé d’accueillir les clandestins. Comme toujours, c’est l’Italie qui a fini par céder. Le patrouilleur a fait route vers le port d’Augusta en Sicile, où il a débarqué les Somaliens hier matin. Ils seront transférés dans « le village de la solidarité » de Mineo (théâtre de violentes émeutes immigrées cet été, avec occupation de la route nationale, incendies et dégradations diverses).
Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés a exprimé sa gratitude à la Marine militaire italienne pour avoir secouru le bateau quoiqu’il se trouvât dans les eaux maltaises. Le Haut Commissariat a cependant déploré le retard des secours, « après deux jours de demandes d’aide lancées depuis la Méditerranée par téléphone satellitaire », ce qui a comporté de grands risques pour les clandestins.
La Tunisie continue de son côté à envoyer son contingent. Toujours dans la nuit de vendredi, les gardes-côtes ont secouru un bateau chargé de 14 jeunes Tunisiens au large du cap Teulada, au sud de la Sardaigne. Ces Nord-Africains, « transis de froid mais en bonne santé, malgré les longues heures passées en mer » (comme s’apitoie le journal local) ont été emmenés dans le centre de premier accueil de l’île. Ajoutons, pour faire bonne mesure, que, au même moment, un bateau chargé de 37 immigrés afghans, kurdes, pakistanais et turcs, accompagnés par deux passeurs, était bloqué par une vedette de la Guardia di Finanza sur les côtes du Salento.
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